Chapitre 1 : Le jour où je me suis rendu compte que j'étais malade
Juin 2006 [42kg], je vivais dans un autre monde, dans une bulle protectrice que je mettais formée, je ne ressentais ni tristesse, ni peur, ni crainte même pas une angoisse ou le besoin de mourir. J'avais le sentiment d'être plus forte, psychologique parlant bien sûr. Je vivais comme si rien ne pouvais m'atteindre... le bonheur total. Au niveau scolaire, je n'avais aucun soucie hors la fatigue qui me faisait m'assoupir de temps en temps, mais j'avais une telle facilité dans mon apprentissage, mon analyse des cours..., grâce à ma détermination j'arrivais à pousser mon organisme jusqu'à ses limites par exemple lors des cours de sport.... trop top. Je contrôlais par le biais de ma volonté toute ma vie, mon corps, mon esprit, les gens qui m'entouraient, réellement tous.
Malgré l'acceptation de ma façon de vivre, mes parents, mes profs, mes amis et mon médecin craignaient, s'inquiétaient de mon état. Chacun à leur tour me faisait comprendre que j'étais « souffrante », que j'avais « besoin d'aide », que si je continue comme ça tous ce que j'avais construis s'effondreraient, que je risquais de ne pas me réveiller un beau matin. Pour ceux, certains, me prenaient des heures entières en entretien, d'autres me le disait par leurs gestes, je n'avais pas besoin de faire la moindre demande ou le moindre mouvement tout ceux que je faisait avant que je bouge. Tout ça juste, en espérant me faire comprendre que j'étais malade et que je devais me faire soigner.
Le mois d'après, je suis partie en stage à la Communauté de Communes de mon village. Et ensuite je suis partie en vacance chez mes grands-parents. A cette période rien d'extraordinaire. J'ai continué de perdre mon poids tranquillement. Mais dans les derniers jours loin de la maison familiale ma tante My. et ma grand-mère m'ont exprimé leur inquiétude : cette dernière me disait qu'elle veillais sur moi toute la nuit, elle m'écoutait respirer et quand venait le matin elle allait se coucher pour ne pas que je pose des questions.
En revenant à la maison, ma mère avait discuté avec ma tante a ma incité à voir Doc Ber. mon médecin traitant pour constater les alternatives qui m'étais possible pour un éventuelle traitement.
Je n'avais pas encore pris ma décision : si je prenais le risque de voir la réalité en face et que je me faisais soigner ou bien si je continuais à vivre ma vie d'anorexique jusqu'à la mort. Jusqu'au moment où j'ai pris conscience des effets secondaires : je dormais près de 14h par nuit, la moitié de mes cheveux restaient sur ma brosse et mes dents s'émiettaient... La mort ne me faisait pas peur et ne me fait toujours pas peur d'ailleurs... Mais je n'étais pas capable de mettre fin à mes jours de moi même et la vie était souffrance....Alors j'ai tenté le tous pour le tous savant où j'allais mais ne savant pas ce qui se passerez et ce qu'il en résulterait.
Mais cela étant, j'ai pris contact avec le centre médico-psycho, antenne dans centre psychiatrique. Durant le mois de Juillet, j'ai consulté un infirmier psychologue de façon hebdomadaire. Celui-ci, m'expliqua qu'il allais avoir des changements dans ma vie : si je ne reprenait pas suffisamment de poids je n'irai pas en cours à la rentrée prochaine et si j'en perdais plus, je serai isolé dans un hôpital. Durant, ce mois, je me suis remis en question : qu'es ce que j'ai fait pour en arriver là ? où ça va me mener ? Es ce que un jour je rentrerai dans les normes ? En tout cas, je continuais mon chemin... perte de poids, importante [37kg], du coup l'infirmier m'envoya dans une unité psychiatrique pour adolescents début août le 08 à 18h exactement chez le Doc Cava. Psychiatre.
En attendant cette date, j'ai eu un rendez-vous avec une nutritionniste, qui m'a fait un discours du style que c'est la maladie et non moi qui était devant elle. Que je n'y arriverai pas toute seule mais qu'elle pourrait me conseiller des psy et me donnait un régime et des boissons hypercaloriques.
Le 08 août arriva, et je me rendis donc avec ma mère à l'entretien psychiatrique. Ce rendez-vous je l'ai longtemps regretté, je me disais souvent que je n'aurai jamais dû l'accepter. En tout cas, j'y suis allée. Il a d'abord fallut que j'explique mon comportement alimentaire, mon point de vue, mon ressenti, une bref analyse de mes carences, des répercutions sur l'environnement extérieur, tous ce que vous pouvez imaginer qui pourrait intéresser un psychiatre... Ensuite, est venu le temps où elle a pris la parole, elle m'a dit : Je vois que tu as de la volonté, mais vous savez... Blabla alors je vais être aussi direct que tu l'a été avec moi il n'y a qu'une solution au problème : une hospitalisation au centre hospitalier pour une longue période, avec isolement et une prise en charge psychiatrique et psychologique avec le centre. Ma mère a fondu en larme et moi malgré quelque goutte je me suis retenu comme d'habitude. N'ayant pas le choix, mon père fut appelé et je fus hospitalisé le mardi 08 août 2006 à 18h45 à CH service pédiatrie.
Quelques jours avant cette hospitalisation décisive
poids 36 kg IMC 12


Commentaires
c0w' site : noixdec0c0.blog4ever.com | le 12/11/2008 à 18:27:21Olala , c'est super émouvant , j'ai les larmes aux yeux !!